La Station Spatiale Internationale va migrer sous Linux

Open Source : Les astronautes à bord de la SSI utiliseront des ordinateurs sous Debian, a décidé l’agence spatiale américaine, qui expérimente aussi un robot sous Linux pour des tâches fastidieuses ou dangereuses.

 

"À 400 km d’altitude, il est difficile d’avoir un soutien technique", d’où le choix de la Nasa de réaliser une migration vers Linux des ordinateurs à bord de la Station spatiale internationale. C’est ce qu’a rapporté récemment Keith Chuvala, de United Space Alliance, un prestataire informatique externe (codétenu par Boeing et Lockheed Martin) de l’agence spatiale.

"Nous avons fait migrer les fonctions clés de Windows à Linux parce que nous avions besoin d’un système d’exploitation qui soit stable et fiable – un système qui nous donnerait un contrôle interne. Comme ça, si nous avions besoin de faire des corrections, des mises à jour ou des adaptations, nous le pourrions."

Linux et la Nasa, déjà une longue histoire

Plus précisément, les astronautes à bord de la station spatiale utiliseront des ordinateurs fonctionnant avec Debian 6 – l’avant-dernière version de cette distribution GNU/Linux donc, dont la version 7 vient tout juste de sortir.

Linux a déjà été employé (PDF) à bord de la SSI auparavant, ainsi que pour les opérations au sol de la Nasa, mais pas encore dans l’espace à cette échelle. Les ordinateurs qui vont changer d’OS permettent aux astronautes de réaliser les opérations quotidiennes à bord de la station, de sa localisation précise au contrôle des équipements, en passant par l’interface des caméras qui prennent vidéos et photos.

Pour aider les astronautes et les informaticiens de la Nasa dans ce changement, l’équipe de formation de la fondation Linux a conçu des cours spécialement dédiés, les formant entre autres aux développements d’applications spécifiques pour les besoins de la Station spatiale.

Linux est également le système d’exploitation choisi pour Robonaut (R2), un robot humanoïde actuellement expérimenté dans la SSI. R2 doit assurer des tâches trop dangereuses ou fastidieuses, ou encore plus faciles pour une machine, moins affectée que les humains par les difficultés de la microgravité.

A terme, explique la Nasa, son ambition est que ce type de robot ait une dextérité supérieure à celle d’un astronaute entraîné.

Article ZDNet.com